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Faciliter un passage …sans rien FAIRE

on Mardi, 28 Février 2017. Posted in Pleine Lune, Février 2017

J’ai pris conscience de la puissance de la vie en accompagnant la naissance.photo-mer

Ma compréhension de la réalité s’est transformée lorsque j’ai accompagné ce que j’appelais la fin de vie.

Je sais que je vais déranger un peu avec ce texte en comparant la naissance et la mort, mais je pense aussi que ça va peut-être résonner en vous.

La grande question : comment accompagner ces passages dans cette nouvelle conscience que la vie est là, en nous et que nous n’avons rien à faire à part la laisser vivre ?

J’avais compris en accouchant que je devais m’ouvrir et laisser le passage, que toute action allait possiblement nuire. Et j’ai vécu une expérience puissante. J’ai donc touché à cette réalité et puis j’ai oublié. Je suis revenue dans ma vie, dans ma tête bien remplie et j’ai été très active pendant des années afin d’aider, de proposer des actions concrètes et être efficace pendant les naissances.

C’est en accompagnant la vie vers la mort si je puis le dire ainsi que ce souvenir a ressurgi. J’ai réalisé que ces passages sont identiques : dans les deux cas, un abandon s’impose afin de mourir à sa vie d’avant et de laisser la vie être. C’est énorme pour une femme qui accouche ….et pour la personne en fin de vie aussi!

Il faut donc qu’elles se sentent VRAIMENT en sécurité pour y parvenir et qu’elles lâchent le contrôle. Bien sûr, il y a de nombreux autres facteurs dans les accouchements comme la position d’un bébé et surtout les nombreux protocoles médicaux qui contraignent énormément les femmes : «si je n’accouche pas avant telle heure, j’aurai une césarienne…». Une femme ne peut pas se laisser aller si elle doit gérer son temps et son col utérin car elle n’a aucun pouvoir ou contrôle sur l’évolution de son col ! Prononcer ce genre d’ultimatum à une femme qui accouche est totalement contre productif…on veut l’informer à tout prix mais la seule chose dont elle a besoin est le silence, la CONFIANCE et l’amour. Elle n’a que faire des discours qui expliquent et rationalisent puisque tout ce qui se passe en elle ne se contrôle pas : elle est littéralement traversée par la vie.

J’entends votre question : dans la vie en général, comment s’abandonner complètement dans l’intensité d’un moment, malgré le tumulte de cet océan de pensées qui essaie de gérer ce qui se passe à chaque instant?

Voilà la réelle préparation pour les passages de la naissance et de la mort et pour ceux qui les accompagnent.

En effet, comment cesser de m’identifier à mes pensées ? Comment incarner cette évidence : «je ne suis pas mes pensées»?

La rencontre.

Tout d’abord, je m’installe au cœur de moi, là où je sens la vie, dans ce silence plein, là où le contrôle n’existe pas, là où je ne m’arrête pas à écouter mes pensées. Je suis dans la seule présence à ce qui se vit en moi maintenant. Je peux alors ressentir qui je suis vraiment…au-delà de mon image, de mon statut, de mon genre et de mes croyances.

Essayez chez vous avant de vous endormir ou au réveil, dans le métro, en marchant…revenez en vous, régulièrement. Éteignez la télévision ou la radio et écoutez ce silence plein de vie dans lequel vous allez sentir que vous vous déposez toujours un peu plus près de vous.

Bien sûr, mes pensées se sont beaucoup agitées avant de lâcher prise.

J’ai eu de la chance car j’ai accompagné ma mère vers la mort et elle a vécu une EMI[1]. Par la suite, je l’ai vue parvenir à se détacher INSTANTANÉMENT de ses pensées et d’une douleur qui l’amenait à vouloir mourir encore…Je n’avais jamais vu quelqu’un le faire aussi rapidement avant elle. C’était incroyable.

J’ai écrit cette histoire pour que tout le monde sache que c’est possible… 

Pendant des mois, je voyais sa chance à elle d’avoir atteint cet état de détachement des pensées, des histoires et des émotions et d’être connectée à l’essentiel, à la réalité de la vie que je découvrais à travers elle. C’était comme un revirement à 360 degrés dans sa vie et ses comportements.

Et puis je me suis dit : et moi ? Est-ce qu’il faut presque mourir pour y parvenir ? 

Et bien non...d’autres personnes ont vécu ce grand lâcher-prise et ce contact avec la réalité de la vie. 

Je me suis installée de plus en plus dans cet état d’observation de ce qui se vit dans l’instant en moi. J’ai délibérément choisi de ne pas donner trop d’attention à mes pensées et de méditer de plus en plus dans mon cœur, de pénétrer ce silence en moi, cette présence et de sentir le bien-être. 

Un jour, j’ai réalisé que de nombreuses croyances et habitudes n’existaient plus. Envolées ! Et cela s’est fait presqu’à mon insu. Je ne pouvais décider qu’elles disparaissent mais je pouvais choisir de ne plus m’identifier à elles, de me déposer consciemment dans mon cœur et de faire confiance à la vie, quoi qu’il se passe … je réalisais  que la vie se déploie lorsque j’arrête de vouloir la contrôler. C’est une grosse déprogrammation. 

Mes proches confirment le grand changement et moi je me sens libérée. Je réalise que dans cet état, je vis beaucoup plus facilement dans le présent et ma vie est plus joyeuse, intuitive et simple...ce qui ne m'empêche pas d'ëtre très active!

Je vous donne rendez-vous dans les séminaires de 3 jours «accompagner la vie» pour explorer ensemble et adapter vos pratiques d'accompagnement et de préparation des grands passages. 

Isabelle Challut

 [1] Aller Retour vers l’au-delà. Isabelle Challut- Éditions Dauphin Blanc 2017 – www.allerretourverslaudela.com

Je vous présente une entrevue de mon amie Ginette Forget avec Jasmine qui témoigne de son accouchement en présence

 

 

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